Quitter l’université : la recherche d’un emploi postuniversitaire
par Sabine Hikel, Ph.D.
La majorité des étudiants au doctorat supposent sans doute qu’ils se préparent à faire carrière comme professeur d’université, mais il existe beaucoup d’autres possibilités pour les historiens. Quel que soit votre domaine de spécialisation, des employeurs dans une vaste gamme de secteurs sont à la recherche d’une personne qui possède vos compétences particulières. Plusieurs étudiants diplômés et nouveaux docteurs ne savent pas comment faire la transition vers une carrière « postuniversitaire ». Trop souvent, ils sont paralysés par certaines questions difficiles. Le monde universitaire me sera-t-il à jamais fermé si j’accepte un tel emploi? Qu’est-ce que mes collègues et mes conseillers vont penser? Est-ce que mon départ de la « tour d’ivoire » signifie que je suis un perdant? Toutes ces années passées sur les bancs de l’université sont-elles gaspillées?
Répondre à ces questions fait partie du processus de changement de carrière. Dans le présent chapitre, nous suggérons quelques étapes pour explorer les possibilités de carrière autres que le professorat. Que vous possédiez une maîtrise, une scolarité de doctorat ou que vous ayez obtenu le diplôme de Ph.D., vous avez été assez intelligent pour vous rendre à l’université, vous l’êtes assez pour en sortir.
1re crainte : « Mais que puis-je faire d’autre dans la vie? »
Vous ne vous êtes peut-être jamais imaginé autrement qu’en professeur d’histoire. Envisager d’autres carrières peut donc sembler déconcertant et démoralisant. Mais une fois que vous aurez commencé, vous constaterez qu’il est intéressant d’explorer les possibilités de carrière disponibles pour les étudiants et les universitaires qui ont des antécédents en histoire. D’anciens universitaires issus des secteurs des sciences humaines et sociales sont passés à une carrière des plus enrichissantes et satisfaisantes dans des domaines aussi variés que la radiodiffusion, l’organisation syndicale, l’enseignement scolaire, la recherche dans le secteur sans but lucratif, la mode, le mentorat spécialisé et comme consultants.
Sur plusieurs plans, les « postuniversitaires » diffèrent des autres personnes qui opèrent un changement de carrière, mais ils peuvent utiliser les mêmes stratégies de base. Attaquez l’élaboration de votre carrière postuniversitaire de la même façon que si vous entrepreniez un projet de recherche. Commencez par consulter les publications récentes pour obtenir les meilleurs conseils possibles sur le changement de carrière et la recherche d’emploi. Plusieurs de ces sources se trouvent sur le campus même, au centre d’orientation professionnelle. Vous constaterez, par exemple, que le réseautage est une stratégie qui n’est jamais démodée et qui s’applique à tous ceux qui recherchent un emploi. Alors même que vous tentez de décider quel autre genre de travail pourrait vous intéresser, faites savoir à votre entourage que vous serez bientôt sur le marché du travail. On pourrait vous regarder de travers et vous poser des questions difficiles, mais n’oubliez pas que vous n’avez pas à vous excuser. Vous pouvez préparer quelques réponses; dire poliment mais fermement aux gens que « le milieu universitaire ne vous convient pas ». Ou quelque chose comme « j’ai hâte de me lancer dans le journalisme, qui m’intéresse depuis longtemps ». Ou encore « le marché du travail universitaire n’a plus de débouchés et j’examine d’autres options. »
Vous êtes peut-être un professeur temporaire au chômage, ou un étudiant diplômé sans le sou à la recherche d’un emploi postuniversitaire à court terme, et non d’une nouvelle carrière. Votre premier emploi postuniversitaire n’est peut-être pas votre emploi de rêve, ni même dans votre propre domaine. Il pourrait s’agir d’un emploi de transition qui vous aide à payer vos factures pendant que vous recherchez d’autres carrières. L’un des meilleurs endroits où chercher un emploi de ce genre est dans le secteur universitaire, et même dans votre alma mater. Un emploi administratif au bureau du doyen, au secrétariat des études supérieures ou à l’association des diplômés peut se révéler rémunérateur et vous permettre de travailler en milieu familier. On peut trouver d’autres emplois qui appuient le secteur universitaire dans les bureaux des principaux organismes subventionnaires (y compris le CRSH), dans les entreprises de recrutement universitaire, les presses universitaires, et ainsi de suite. Un tel emploi vous donnera le temps, l’argent et la marge de manœuvre dont vous avez besoin pour vous consacrer sérieusement à la planification de votre carrière. Vous pourriez même décider que c’est là que vous voulez demeurer pour faire carrière et progresser. Des historiens ont découvert des carrières enrichissantes comme rédacteurs et réalisateurs à Radio-Canada, comme enseignants dans les écoles publiques et privées, comme collecteurs de fonds et analystes politiques au service d’organismes non gouvernementaux et de justice sociale, et ainsi de suite.
En plus du réseautage, vous pouvez utiliser d’autres techniques traditionnelles de recherche d’emploi et de planification de carrière, comme faire des entrevues d’information, consulter les offres d’emplois sur Internet, voir un mentor spécialisé, obtenir un poste de stagiaire, trouver un chasseur de têtes ou devenir membre d’un club de recherche d’emploi. Comme tous ceux qui recherchent une carrière, concentrez-vous sur ce que vous aimez. Plusieurs étudiants diplômés sacrifient leurs passe-temps et leurs autres intérêts à la recherche et à la rédaction de leur thèse; retourner aux choses que vous aimez pourrait vous aider à définir votre plan de carrière.
2e crainte : « Je ne connais que la production textile du dix-neuvième siècle en Norvège »,ou bien « Je n’ai les compétences nécessaires pour aucun autre emploi! ».
La plus grave erreur que commettent ceux qui songent à quitter le milieu universitaire est de se dire qu’ils ne sont pas qualifiés. Plusieurs universitaires pensent qu’ils ne sont bons qu’à travailler dans leur domaine restreint de spécialisation. Rien n’est plus éloigné de la vérité. Vous possédez une foule de compétences – dont plusieurs avant même d’avoir mis les pieds aux études supérieures – qui vous rendent admissibles à une grande variété d’emplois.
Dans certains cas, vos intérêts du milieu universitaire se transposeront dans votre carrière postuniversitaire, mais, en fait, c’est rarement le cas. Miuccia Prada, directrice de l’entreprise de haute couture Prada, possède un doctorat en science politique. Évoluer dans le domaine de la mode l’amène peut-être à recourir à ses aptitudes pour la recherche, mais elle ne consulte sans doute pas son chapitre sur la méthodologie lorsqu’elle conçoit la nouvelle collection de printemps. Le doctorat en anthropologie sociale de la romancière canadienne Camilla Gibb l’aide peut-être à donner vie à ses personnages fictifs, mais il est peu probable qu’elle consulte souvent la bibliographie de sa thèse. Le doctorat de Debbie Stoller en psychologie de la femme lui a peut-être inspiré l’idée de lancer le magazine Bust, et de rédiger sa série de livres Bitch N’ Stitch, mais elle n’a probablement pas consulté sa thèse pour ces projets. .
Autrement dit, vos aptitudes pour une nouvelle carrière n’ont peut-être rien à voir avec le sujet de vos recherches doctorales. Ce qui compte habituellement le plus est de pouvoir transférer dans votre nouvel emploi les aptitudes cultivées aux études supérieures. Sur le marché de l’emploi postuniversitaire, on ne vous jugera pas en fonction de normes universitaires — ce que vous savez à propos d’un sujet — mais sur votre efficacité au travail. Cela veut-il dire que les études supérieures sont une grande perte de temps? Pas du tout! À tout le moins, elles vous permettent de peaufiner une vaste gamme de compétences, parfois sans même que vous vous en rendiez compte!
3e crainte : « Des compétences? Mais, je n’ai pas de compétences! »
La crainte de ne pas posséder de compétences pour la vie hors de l’université est un autre obstacle qui se dresse devant ceux qui aspirent à quitter le milieu universitaire. Il peut être très difficile d’imaginer son doctorat exprimé sous forme de compétences transférables parce que les étudiants diplômés sont habitués à considérer leurs compétences en fonction d’attributs intellectuels ou de publications savantes. Mais vous pouvez modifier votre façon de penser en examinant séparément les étapes franchies comme étudiant et chercheur et en reconnaissant les compétences qui étaient nécessaires pour relever les défis et progresser à travers les diverses étapes.
Lorsque vous étiez étudiant diplômé, vous étiez essentiellement un chercheur professionnel. Vous avez manipulé d’énormes quantités de données : vous les avez découvertes, analysées, synthétisées, vous y avez trouvé des lacunes, avez parlé et écrit à leur sujet, et ainsi de suite. Dans l’économie de l’information, les gens qui font exactement ce que vous avez passé des années à faire sont très demandés. Non seulement possédez-vous une abondance d’expérience sous ce rapport, mais elle est devenue une seconde nature chez vous, à tel point que vous ne considérez peut-être même pas ces aptitudes comme des compétences!
Faire ce que les manuels de planification de carrière appellent « un bilan de compétences » peut sembler une tâche déconcertante ou ennuyeuse, mais c’est de loin l’activité la plus importante si vous voulez quitter la carrière universitaire. Pour décrocher un emploi postuniversitaire, il importe que vous recadriez votre expérience de travail d’une façon qui permette aux employeurs de la comprendre. En exprimant clairement toutes les compétences que vous avez utilisées en milieu universitaire et ailleurs, vous aiderez votre employeur éventuel à saisir précisément ce que vous êtes capable de faire. Vous vous convaincrez aussi de l’étendue de vos talents et de vos aptitudes. Au fur et à mesure que vous apprendrez à reconnaître vos compétences transférables, de plus en plus de possibilités de carrière se feront jour.
Prenez l’exemple de l’enseignement. Demandez-vous ce qui entrait précisément en ligne de compte dans vos contacts hebdomadaires avec vos étudiants. L’enseignement vous semble peut-être une seconde nature, mais, en fait, vous utilisez une foule de compétences lorsque vous enseignez. Si votre cv renferme des énoncés comme : « Auxiliaire d’enseignement, 3 ans, Introduction à l’histoire; Chargé de cours, 1 an, Histoire de l’Europe du dix-huitième siècle », vous ne dites pas grand chose à votre futur employeur. Mais si vous réfléchissez aux tâches réelles que vous accomplissiez, vous pourrez découvrir des compétences comme celles qui suivent :
- Animer les discussions en grands et petits groupes
- Offrir des commentaires verbaux et écrits sur une base hebdomadaire
- Planifier et faire des présentations hebdomadaires
- Transmettre de l’information complexe de façon claire et accessible
- Utiliser une variété de technologies audiovisuelles pour présenter l’information
- Élaborer et mettre en œuvre des normes de notation et d’évaluation
- Répondre de façon adéquate aux commentaires des étudiants et du responsable du cours
- Faire preuve d’initiative et de débrouillardise
- Rédiger des documents destinés à un auditoire particulier (p. ex., documents distribués en classe)
- Fixer et respecter des objectifs hebdomadaires, mensuels et annuels
La liste qui précède n’est qu’une énumération partielle et générale destinée à vous aider à commencer l’inventaire de vos aptitudes pour l’enseignement. Tenez compte des autres compétences nécessaires à l’enseignement — celles que vous utilisez lorsque vous assistez à un cours magistral, lorsque vous travaillez avec une équipe d’auxiliaires d’enseignement, que vous lisez un manuel, que vous concevez le plan d’une séance de cours, que vous corrigez des textes ou des examens, que vous rencontrez les étudiants et que vous leur enseignez comment rédiger une dissertation. Vous aboutirez avec une liste assez volumineuse de compétences qui sont fortement en demande dans le marché de l’emploi d’aujourd’hui.
Au cours de votre vie universitaire, vous avez aussi développé d’autres compétences pratiques et commercialisables. Vous n’avez pas seulement rédigé un mémoire de maîtrise, des travaux de session ou une thèse de doctorat. Vous avez géré un important volume d’information, vous avez établi un système de stockage des données (tant sous forme électronique que sous forme imprimée) et vous avez révisé des textes. Vous avez fait preuve de créativité, vous avez adapté et contourné des obstacles inattendus (de nature intellectuelle) et vous avez mené à bien des projets. Vous avez travaillé seul mais en consultant d’autres personnes pour leur expertise. Et n’oubliez pas toutes ces compétences non techniques qu’un doctorat vous aide à cultiver :
- Vous êtes passé maître de la gestion du temps et du respect des délais
- Vous possédez des compétences supérieures pour l’organisation/li>
- Vous apprenez facilement et vous comprenez rapidement des idées complexes
- Vous êtes discipliné, motivé et entreprenant
- Vous aimez les défis
Une fois que vous aurez appris à présenter vos compétences transférables, vous pourrez expliquer, lors d’une entrevue d’emploi, comment vos antécédents — même les études supérieures — vous ont bien préparé pour le genre de travail décrit dans l’offre d’emploi. Vous n’avez peut-être pas d’expérience particulière pour le travail dans le secteur communautaire, mais vos aptitudes pour l’enseignement témoignent de la créativité que vous avez utilisée pour communiquer des idées complexes, attribut dont les organismes sans but lucratif ont besoin lorsqu’ils s’adressent à leurs partenaires et aux médias. Vous n’aurez peut-être pas tous les antécédents demandés lorsque vous solliciterez un poste auprès d’une multinationale qui produit des logiciels, mais votre expérience indiquera que vous apprenez rapidement.
4e crainte : « Mais comment puis-je comprimer mon cv de dix pages en une seule page? »
Le processus consistant à « comprimer » son cv universitaire en un cv d’une seule page peut se révéler une démarche remplie d’émotion et même démoralisante. Mais la rédaction d’un cv axé sur les compétences (plutôt qu’un cv chronologique) qui fait ressortir les compétences transférables que vous avez travaillé si fort à identifier, démontrera à quel point vous êtes vraiment employable dans une foule de secteurs d’emploi. Pour obtenir d’autres renseignements sur la préparation d’un cv solide et à jour, consultez l’un des nombreux recueils, sites Internet ou services de rédaction spécialisés dans la préparation de cv. .
Des questions épineuses se présenteront, alors soyez prêt. Par exemple, les personnes qui ont satisfait à toutes les conditions du doctorat, sauf la thèse, se demandent si elles devraient mentionner les années passées aux études supérieures ou expliquer pourquoi elles ont quitté sans obtenir leur doctorat. Si vous avez transformé le temps passé aux études supérieures en compétences transférables, alors n’hésitez pas à les mentionner. Mais, vous n’avez pas à expliquer à un employeur éventuel les raisons pour lesquelles vous avez quitté les études sans avoir obtenu de doctorat.
La question des références peut être difficile, même pour les étudiants diplômés les plus brillants. De façon générale, les employeurs non universitaires demanderont à connaître le nom des personnes de qui vous releviez directement, ce qui pourrait – ou non – faire de votre directeur de thèse la meilleure personne pour vous fournir une lettre de référence. Si vous avez quitté l’université en partie à cause d’une relation difficile avec votre directeur, ne désespérez pas : il y d’autres personnes auxquelles vous pouvez vous adresser. N’oubliez pas, vous avez besoin de répondants qui parleront de votre capacité à vous présenter à temps, à saisir rapidement des concepts, à rester concentré sur un sujet et à respecter les échéances, plutôt que de votre érudition. Si vous n’avez pas d’expérience récente hors de l’université, vous pouvez vous adresser au professeur pour lequel vous avez effectué des recherches et avec qui vous avez établi de bons rapports. Vous pouvez aussi demander au professeur pour lequel vous avez agi en tant qu’auxiliaire d’enseignement. Vous pouvez même faire appel à vos professeurs de baccalauréat, si vous êtes toujours en contact avec eux.
Vous devriez toutefois prévenir vos répondants que le poste que vous sollicitez n’est pas un poste universitaire, afin que la personne puisse adapter la formulation de son évaluation. Ainsi, au lieu de dire « elle était parmi les 10 meilleures de ma classe », la lettre de référence pourrait mentionner « qu’elle était toujours à temps en classe et elle s’exprimait d’une manière intelligente et avec compétence ». Comme pour les lettres de référence universitaires, il est toujours préférable de demander au répondant s’il sera en mesure de vous recommander de façon favorable. Si vous décelez une hésitation quelconque, adressez-vous à quelqu’un d’autre. Au besoin, demandez à un collègue avec qui vous avez préparé un recueil d’articles ou coordonné une revue. Ce n’est pas une personne haut placée dont vous releviez, mais tout de même quelqu’un qui peut témoigner de votre éthique au travail et de vos aptitudes pour l’organisation.
Voici quelques conseils supplémentaires : • Qu’il s’agisse d’une entrevue d’information ou d’une entrevue d’emploi, soyez poli et dites merci. On se souviendra mieux de vous. • Affichez une démarche assurée. Vous vous distinguerez des autres candidats, vous démontrerez (à vous-même surtout) combien vous êtes courageux et vous montrerez que vous pouvez assumer des responsabilités. • Soyez persévérant. Si, après avoir présenté une demande pour un emploi qui vous intéresse vraiment, vous n’avez pas de nouvelles rapidement, n’hésitez pas à téléphoner. Si l’emploi de rêve ne vous est pas accordé, ne vous laissez pas démoraliser. Avec de la persévérance, vous aboutirez dans le secteur que vous désirez. • Examinez la possibilité de travailler à votre compte. Si vous êtes bon en rédaction, pourquoi ne pas tenter votre chance comme pigiste? Si votre domaine d’étude est commercialisable, envisagez la possibilité d’être consultant. • Bien que vous n’en ayez peut-être pas besoin, considérez la possibilité d’obtenir une formation dans un domaine entièrement différent. Vous pourriez décider que l’histoire ne vous convient pas et que votre véritable passion est de devenir travailleur social ou acteur ou chef cuisinier. Jetez-vous à l’eau.Voici quelques conseils supplémentaires :
- Qu’il s’agisse d’une entrevue d’information ou d’une entrevue d’emploi, soyez poli et dites merci. On se souviendra mieux de vous.
- Affichez une démarche assurée. Vous vous distinguerez des autres candidats, vous démontrerez (à vous-même surtout) combien vous êtes courageux et vous montrerez que vous pouvez assumer des responsabilités.
- Soyez persévérant. Si, après avoir présenté une demande pour un emploi qui vous intéresse vraiment, vous n’avez pas de nouvelles rapidement, n’hésitez pas à téléphoner. Si l’emploi de rêve ne vous est pas accordé, ne vous laissez pas démoraliser. Avec de la persévérance, vous aboutirez dans le secteur que vous désirez.
- Examinez la possibilité de travailler à votre compte. Si vous êtes bon en rédaction, pourquoi ne pas tenter votre chance comme pigiste? Si votre domaine d’étude est commercialisable, envisagez la possibilité d’être consultant.
- Bien que vous n’en ayez peut-être pas besoin, considérez la possibilité d’obtenir une formation dans un domaine entièrement différent. Vous pourriez décider que l’histoire ne vous convient pas et que votre véritable passion est de devenir travailleur social ou acteur ou chef cuisinier. Jetez-vous à l’eau.
La transition d’une carrière universitaire à une carrière postuniversitaire peut être terrifiante. Le passage vers une carrière nouvelle et satisfaisante peut prendre un ou deux ans ou même plusieurs années. Vous devrez surmonter des difficultés émotionnelles et psychologiques tout en vous concentrant sur la tâche concrète de vous rééquiper pour votre carrière. La bonne nouvelle est que très peu d’anciens universitaires regrettent d’avoir quitté le milieu universitaire après s’être établis dans une occupation qui les récompense pour faire ce qu’ils aiment. Les postuniversitaires qui ont une nouvelle carrière apprécient leurs temps de loisir dénués de culpabilité et la liberté de ne pas avoir à s’adresser aux organismes subventionnaires pour obtenir des subventions de recherche. D’autres gagnent un salaire supérieur à celui de professeur adjoint. D’autres encore apprécient la possibilité de s’adonner à quelque chose qu’ils ont toujours aimé faire. Si vous décidez que vous voulez ou devez embrasser une carrière autre que celle de professeur d’université, une peu de planification, de réseautage, d’introspection et, bien sûr, de chance, vous aidera à vous établir dans une carrière nouvelle et enrichissante.
Pour plus de détails consultez Leaving Academia (en anglias).
